Quarante-deux personnes.
Pas un mur de voix.
Nous avons de 16 à 84 ans. Nous venons de Genève, Carouge, Lancy, Annemasse et parfois d’un peu plus loin quand le tram coopère.
« Je demande du travail, pas de la perfection. La musique devient intéressante exactement à l’endroit où nous devons nous écouter. »
Tout a commencé par douze chaises.
En 1987, douze voisins se retrouvent dans une salle de Plainpalais. Il n’y a ni nom, ni affiche, ni projet quinquennal. Seulement l’envie de chanter un programme entier.
Le Petit Chœur compte aujourd’hui 42 choristes et donne environ quatre concerts par saison. Certaines personnes sont là depuis trente ans. D’autres depuis trois mardis. À la pause, la différence se voit peu.
Ce sur quoi on est d’accord
- La porte reste basse.
Pas d’audition. Pas de solfège obligatoire. Les fichiers audio aident à apprendre sa ligne.
- La barre reste haute.
On arrive à l’heure, on annote sa partition et on refait la mesure 47 quand il le faut.
- La table reste longue.
Les âges, métiers et accents se mélangent. Après le concert, on ajoute des chaises.